Florence Chenoweth
Directrice du FAO Bureau de liaison avec les Nations Unies, New York
Vendredi 15 novembre 2002

Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs les délégués,
Mesdames, Messieurs,

Je suis heureuse de vous présenter aujourd’hui le « rapport provisoire de l’Année internationale de la montagne 2002« .

Il y a un an environ, le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), M. Jacques Diouf, était debout devant cette assemblée pour inaugurer l’Année internationale de la montagne.

Qui aurait pu penser que ces géants grandioses aux sommets enneigés comme l’Everest, le Kilimandjaro et le Mt McKinley – symboles de force et de stabilité -auraient besoin d’une année internationale?

Un an s’est écoulé, et des légions d’hommes et de femmes dévoués ont uni leurs forces pour faire savoir au monde que les montagnes étaient réellement des sites fragiles, que les communautés montagnardes étaient victimes de niveaux extrêmement élevés de pauvreté, et que les montagnes comme leurs habitants avaient besoin de l’attention du monde.

Maintenant, grâce à une campagne mondiale de sensibilisation qui a suscité d’innnombrables manifestations spéciales et commémorations, articles de journaux et émissions de télévision, programmes éducatifs et conférences -sans oublier, neuf grandes initiatives mondiales- nombreux sont ceux qui désormais connaissent la vérité:

  • les montagnes sont cruciales à la vie sur terre.
  • la moitié de l’humanité dépend des montagnes comme source d’eau douce.
  • la diversité génétique que renferment les écosystèmes de montagne aident à garantir la sécurité alimentaire des générations futures.
  • Et, chaque jour, l’avenir de ces écorégions uniques et de leurs habitants, est menacé par les conflits armés, le changement climatique, les activités d’extraction minière et les pratiques agricoles et forestières non viables.

Mesdames, Messieurs,

Ensemble, nous avons transformé l’opinion de beaucoup de monde sur les montagnes et leur relation avec les systèmes montagneux.

Nous, à la FAO, somme honorés d’avoir été désignés comme organisation chef de file des Nations Unies pour l’Année internationale de la montagne, et d’avoir collaboré avec les gouvernements, le PNUD, le PNUE, l’UNESCO, l’UNU, et autres organismes des Nations Unies ainsi qu’organisations non gouvernementales, pour soumettre les questions de montagne à l’attention du monde.

Mais une grande partie du travail concret, la formulation de politiques et de programmes qui feront une réelle différence pour les vies des habitants de la montagne, est accompli par les pays eux-mêmes, grâce aux efforts des 77 comités nationaux qui ont piloté les initiatives en faveur de l’Année internationale de la montagne dans le monde entier.

Un tel soutien enthousiaste des pays est, je crois, sans précédent durant une année internationale.

Je vous remercie pour votre dévouement, pour votre enthousiasme et votre encadrement.

C’est par l’action au niveau des pays qu’un changement réel peut avoir lieu. Et maintenant que l’Année internationale de la montagne touche à sa fin, le rôle des pays acquérera une importance encore plus grande.

Nous, à la FAO, sommes déterminés à faire de l’Année internationale de la montagne un véritable catalyseur de changement et à aider les pays à trouver des solutions durables aux problèmes de la montagne.

Avec un certain nombre de pays, d’organismes des Nations Unies et d’organisations internationales rassemblés au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg, par exemple, nous avons lancé le Partenariat international pour la mise en valeur durable des régions de montagne.

Reconnu comme instrument de promotion et de renforcement de la coopération entre les parties intéressées aux questions de montagne, le Partenariat a reçu un appui ultérieur ce mois-ci au Sommet mondial de la montagne de Bichkek-l’événement culminant de l’Année internationale de la montagne.

C’est là que la FAO a confirmé son engagement à abriter un secrétariat assurant les services du Partenariat, ainsi qu’à aider les pays à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies nationales pour l’aménagement durable de leurs régions de montagne.

Nous considérons cet engagement dans le cadre de la tâche qui nous incombe à la FAO. En tant que maître d’oeuvre pour le Chapitre 13 d’Action 21, le programme d’aménagement durable des montagnes, et en tant qu’organisme des Nations Unies chargé d’accroître les niveaux nutritionnels, d’améliorer la productivité agricole et les vies des populations, beaucoup de nos collègues et partenaires travaillent déjà dans les montagnes.

Il est triste de constater qu’un nombre excesssivement élevé des 800 millions de personnes victimes de sous-alimentation chronique vit en montagne. Une étude pluridisciplinaire conduite récemment par la FAO indique que la moitié de la population montagnarde des pays en développement et en transition – soit 250 à 370 millions de personnes- est exposée à l’insécurité alimentaire.

En créant les conditions de mise en valeur durable des régions de montagne, nous pouvons faire de grands pas en avant pour garantir de la nourriture pour tous.

Mesdames, Messieurs,

Les défis auxquels sont confrontés les systèmes montagneux de la planète et leurs habitants sont encore aussi énormes que les montagnes elles-mêmes. Mais ensemble – gouvernements, organismes des Nations Unies, Grands Groupes et organisations du secteur privé- nous pouvons faire en sorte que l’Année internationale de la montagne favorise une action à long terme.

Ensemble, nous pouvons améliorer le bien-être des populations e montagne. Ensemble, nous pouvons garantir la protection des écosystèmes de montagne fragiles. Ensemble, nous pouvons promouvoir la paix et la stabilité dans les régions montagneuses.

Je vous remercie de votre attention.