Bangladesh

Bangladesh FlagLe Bangladesh a trois principaux types de paysages: plaines inondables, terrasses et collines. Près de 50 pour cent de la superficie du pays ne dépasse le niveau de la mer que de quelques mètres. Les zones de collines occupent environ 12 pour cent du territoire national et sont situées dans la région de Chittagong au sud-est, et les districts de Sylet au nord-est (où le point culminant est de 1 300 m). La population de ces régions ne cesse d’augmenter, et a triplé au cours des 40 dernières années.

Dans les collines Chittagong, 3 pour cent de la terre est consacrée à l’agriculture (2,7 pour cent pour l’agriculture en terrasse, 14,7 pour cent pour les fruits et autres plantations), où le gingembre et le curcuma, le caoutchouc, l’ananas, les oranges, les bananes et le bambou en particulier sont largement cultivés, tandis que près de 73 pour cent du territoire est boisé, dont 800 000 acres de ‘forêts réservées’, et 32 000 acres de ‘forêts protégées’, comprenant des réserves de faune et de flore, des parcs nationaux, des réserves de gibier et des éco-parcs. Près de deux millions d’acres sont des forêts d’Etat non classées. Ces zones constituent l’habitat naturel d’un grand nombre d’animaux- éléphants, tigres du Bengale, léopards, cerfs, pythons et cobras.

La paix est revenue depuis peu sur les collines du sud-est du Bangladesh après un conflit qui a duré 21 ans. Mais la région se retrouve maintenant face à un autre type de catastrophe. Forte érosion des terres, feux de forêt, perte de la fertilité des sols, faune sauvage et biodiversité et crues subites s’associent pour transformer les vertes collines du pays en une terre désolée. On dit que la région pourrait devenir inhabitable dans les vingt prochaines années si des mesures ne sont pas prises pour freiner les dégâts. La pression démographique sur la terre et ses ressources porte à l’abattage du bois et au dénuement des versants, à l’extraction des pierres, et à la perte d’animaux qui sont abattus, notamment quand ils menacent les habitants, comme les éléphants sauvages. La région manque d’infrastructures de base et ses habitants ne sont pas au fait des problèmes d’environnement. Les services de santé et d’hygiène laissent à désirer et les populations sont exposées à la malaria et aux maladies transmises par l’eau.

Les trois principaux fleuves qui prennent leur source dans les collines Chittagong représentent la source d’eau potable pour tous les habitants de la zone. Nombre de ces sources se sont asséchées à cause de l’érosion du sol et de la dégradation générale des terres. Afin de remédier à cette situation, un vaste programme de boisement est requis d’urgence.

Certains experts du pays jettent la responsabilité de la crise écologique actuelle dans les collines du Bangladesh sur le système tribal de cultures traditionnelles qui implique des brûlis sur de grandes superficies. En revanche, d’autres soutiennent que les tribus pauvres et analphabètes qui cultivent les versants des collines ont été accusées à tort, étant donné que ce qui est réellement en cause est l’absence d’une politique de conservation pour les collines Chittagong, et qu’il est nécessaire d’étudier la question de l’agriculture itinérante d’un point de vue socio-culturel plutôt que d’une perspective écologique.

Les problèmes prioritaires de développement durable sont vastes: accès à l’instruction, conservation de la biodiversité, aménagement des bassins versants, renforcement des capacités, sécurité alimentaire, recherche, introduction de nouvelles politiques et législations, aide aux communautés pour développer des moyens d’existence durables, et promotion de produits de la montagne et tourisme.

Des recommandations ont été formulées pour mettre en oeuvre un Programme de foresterie et d’agroforesterie sociale en utilisant les terres des forêts domaniales non classées et en adoptant des techniques d’agriculture en pente. Le programme de boisement devrait utiliser des essences locales. Il est fondamental que les habitants soient informés des questions d’environnement pour qu’ils puissent apprendre à protéger leur habitat. Afin de conserver les forêts naturelles, il faut arrêter le défrichement et la coupe illégale des arbres. La biodiversité devrait être conservée par la création de zones protégées dans chaque sous-district, et les plantes médicinales devraient être préservées et cultivées. D’autres sources de revenus doivent être trouvées pour les habitants de ces régions.

Comité national pour l’Année internationale de la montagne

L’organisme chef de file pour le comité national était le Ministère de l’environnement et des forêts. Le point focal était M. Sabihuddin Ahmed, Secrétaire du Ministère.

Composition du comité national

Les membres du comité national comprenaient des départements gouvernementaux, des ONG et des membres de la société civile. Trois comités régionaux ont aussi été formés au niveau des districts. Des informations sur les activités de l’Année internationale de la montagne ont été affichées sur le site web du « Sustainable Development Networking Programme for Bangladesh. »

Activités et réalisations durant l’Année internationale de la montagne

Un atelier national et trois ateliers régionaux ont été tenus durant l’Année. Les actes des trois ateliers sont en cours de publication.

Au-delà de l’Année internationale de la montagne

Grâce aux trois ateliers organisés au Bangladesh, le comité national a été en mesure de sensibiliser davantage ceux qui vivent dans les régions de collines, à l’utilisation durable et la conservation de ces zones. Des stratégies et programmes nationaux de mise en valeur durable des montagnes sont en train d’être mis au point.