Bolivie

Bolivie flagPrès de 40% du territoire bolivien est montagneux et 62% de la population du pays vit dans ces régions. L’extrême pauvreté et l’insécurité alimentaire constituent de sérieux problèmes en Bolivie, en particulier dans les zones d’altitude où 60% de la population montagnarde a tout juste de quoi vivre. Depuis bien longtemps, ces régions de montagne sont négligées; dans certaines zones, les infrastructures de communications sont médiocres, les disponibilités en eau sont insuffisantes, la pression exercée sur les ressources naturelles est forte, ce qui met en péril la stabilité des écosystèmes. On assiste à des exodes massifs des zones de montagne vers les plaines et les villes.

Dès le début, la Bolivie a souscrit à l’Année internationale de la montagne et à ses messages. Un comité national énergique a été formé à la fois pour organiser des manifestations durant l’Année et pour évaluer la situation sociale et environnementale des zones montagneuses du pays. Ce travail initial a fait ressortir certains des plus grands problèmes affligeant les régions de montagne de la Bolivie: outre la pauvreté et la mauvaise gestion des ressources naturelles, on constate une absence de quelque forme que ce soit d’aide économique aux communautés montagnardes. On reconnaît que les fleuves et les lacs ont été pollués à outrance par les activités d’extraction minière et l’industrie, et qu’il faut élaborer urgemment des politiques d’aménagement des bassins versants.

Comité national pour l’Année internationale de la montagne

Le Président du Comité national était un représentant du Ministère du développement durable. Un coordonnateur a été nommé pour représenter chacun des départements de montagne, à savoir: l’Asociación Sucrense de Ecología (ASE) de Chuquisaca; le Conseil municipal de Cochabamba et l’Université de San Simón Cochabamba, le Programme des forêts andines (PROBONA) de La Paz; le Centre d’écologie et des peuples des Andes (CEPA) d’Oruro; l’Association écologique (SOPE) de Potosi; l’organisation ‘Vida Verde’ (VIVE) de Tarija; et l’Association écologique de l’Est (ASEO) de Santa Cruz. Trois groupes de travail ont également été institués par le Comité national dans trois domaines clés: (i) la gestion des ressources naturelles, (ii) l’agriculture et la foresterie, et (iii) le tourisme et la culture.

Composition du comité national

Gouvernement
Ministère de l’agriculture
Vice-Ministère du tourisme
Ministère du développement durable et de la planification
Postes Boliviennes

ONU:
CB-UICN Unión Internacional para la Conservación de la Naturaleza
Représentant de la FAO en Bolivie

ONG:
Asociación Sucrense de Ecología de Chuquisaca
Conseil municipal de Cochabamba
Programme des forêts natives andines (La Paz)
Centre d’études sur les populations andines (Oruro)
La Sociedad Potosina de Ecología in Potosí
La « Asociación Ecologica del Oriente » de Santa Cruz
Organisation ‘Vida Verde’ de Tarija
Comité CIOEC pour l’organisation de l’économie rurale de Bolivie
Service national des aires protégées (SERNAP)
Agence de coopération suisse au développement (SDC)
COSUDE
REDESMA, Réseau pour le développement durable

Recherche:
Académie nationale bolivienne des Sciences
UMSS-AGRUCO, Universidad Mayor de San Simón
Département du tourisme de l’Universidad Mayor de San Andrés

Activités et réalisations durant l’Année internationale de la montagne

International:
L’Assemblée régionale des populations de montagne des Andes s’est tenue à Achocalla. A la suite de cette réunion, a été constituée une Association des communautés montagnardes de Bolivie.

La Rencontre interculturelle latino-américaine, ‘Dialogue sur les informations de base pour la mise en valeur durable des Andes’ s’est tenue à Cochabamba avec des représentants de l’Argentine, de la Colombie, de l’Equateur, du Pérou et du Guatemala (14-19 octobre). Cette conférence a été également reliée à la Deuxième Conférence internationale de la langue Quechua tenue le même mois.

Interrégional:
La Conférence ‘Ascensión Binacional al Parinacota’ a vu la participation de 22 représentants des régions andines de Bolivie et du Chili (22-24 octobre).

National:
De nombreuses activités ont été organisées pour marquer l’Année internationale de la montagne dans chacun des sept départements des Andes (Cochabamba, Chuquisaca, La Paz, Oruro, Potosí, Tarija et Santa Cruz), notamment des séminaires, ateliers, conférences, foires commerciales, festivals, concours, expositions, campagnes promotionnelles et matériels pédagogiques pour les écoles.

La manifestation clé de l’Année a été la Conférence nationale, ‘Mise en valeur des écosystèmes de montagne et de la biodiversité en Bolivie’, tenue dans la ville de Cochabamba (18-20 septembre), qui visait à mettre au point des stratégies en vue de la formulation d’une législation pour la mise en valeur durable des montagnes en Bolivie.

Une exposition conjointe itinérante « Nos montagnes, source de vie- la Bolivie et sa culture de montagne » et « Les Alpes suisses » s’est déplacée dans tout le pays pendant 6 mois.

Activités promotionnelles pour l’Année internationale de la montagne Le pays a distribué 10 000 posters dans tout le pays et réalisé une vidéo, «La Bolivie du haut de ses montagnes», outre des calendriers et des prospectus. Une série de cinq timbres postaux commémoratifs a été émise.

Publications:
De nombreuses activités de l’Année internationale de la montagne ont été consignées dans les publications suivantes:

  • Memorías Samaipata: I Encuentro de las Montañas de Santa Cruz sobre recursos naturales, agricultura sostenible, turismo y cultura;
  • Memorias Comarapa: Santa Cruz: Intercambio Y difusión de experiencias entre profesionales y técnicos sobre manejo de cuencas y recursos naturales;
  • Memorias del Coloquio: Ecosistemas de Montaña en Potosí;
  • Memorias del Encuentro Departamental: Biodiversidad de Ecosistemas de Montaña: nuestras montañas orureñas fuente de vida;
  • Memorias Encuentro Nacional: Desarollo de los Ecosistemas de montaña y biodiversidad en Bolivie.

Au-delà de l’Année internationale de la montagne

L’Année internationale de la montagne en Bolivie a remporté un franc succès. Plusieurs menaces et aléas environnementaux urgents ont été mis en lumièregrâce à des études menées, notamment le niveau élevé de pollution à Rio Pilcomayo et la mauvaise gestion des sites paléontologiques de Chuquisaca. Grâce aux connaissances acquises et aux expériences partagées avec d’autres pays durant l’Année, le Comité national a été en mesure de faire ressortir la nécessité de politiques spécifiques et a maintenant élaboré un plan d’action au niveau national et local avec des contributions de chaque département de montagne.

L’Année internationale de la montagne s’est terminée par la présentation au Ministre du Développement durable et de la planification d’une Proposition pour des stratégies prioritaires en vue de la mise en valeur des écosystèmes de montagne, qui a été reformulée en «Politiques prioritaires pour la mise en valeur des écosystèmes de montagne» à l’intention des secteurs public et privé et de la société civile.

Le bureau permanent du Comité national continue à fonctionner.

Partenariat international pour la mise en valeur durable des régions de montagne

La Bolivie a adhéré au Partenariat.