Cameroun

cameroon flagLes zones montagneuses du Cameroun sont disséminées dans tout le pays et généralement séparées par d’étroites plaines. Au centre et à l’ouest, on trouve de hauts plateaux, tandis que les plus hauts sommets sont situés dans les trois provinces du nord-ouest, de l’ouest et du sud-ouest; dans ces régions, la biodiversité est particulièrement riche. A l’ouest, les plus hautes montagnes sont généralement volcaniques: le Mont Cameroun (4 100 mètres), par exemple, est un volcan actif et constitue un risque important pour tous les habitants de la région, ne serait-ce que pour les émissions de gaz. Il est entré en éruption huit fois au cours du dernier siècle, les derniers phénomènes datant de 1999 et de 2000.

Avec leur climat varié, les montagnes du Cameroun ont été désignées par Conservation International comme un des 25 points chauds de biodiversité du monde, abritant de nombreuses espèces menacées d’extinction. Ces régions sont habitées par des chimpanzés, des gorilles, des éléphants et plusieurs espèces d’oiseaux rares, qui sont tous à risque étant donné la rivalité pour l’occupation de la terre pour la production agricole et le pâturage. Les populations humaines de ces zones souffrent également d’extrême pauvreté et de marginalisation.

Le Cameroun aurait grand besoin d’un programme intégré de mise en valeur durable des montagnes pour protéger ses écosystèmes et sa biodiversité, et plus particulièrement pour lutter contre l’érosion du sol et la dégradation des terres, et pour aider les communautés montagnardes à se procurer des moyens d’existence plus durables. La Fondation de conservation des montagnes du Cameroun consacre une partie de ses efforts à la promotion de l’écotourisme dans la région et à l’assistance aux villageois de la montagne pour la commercialisation de leurs produits locaux. Le Gouvernement entend développer le tourisme et l’écotourisme dans ces régions, et désigner des aires protégées.

L’ONG environnementale locale ERuDef est en train d’élaborer un programme de gestion de l’environnement dans la sous-région montagneuse de Lebialem-Nkingkwa au sud-ouest du Cameroun. L’association, Knowledge for All, est également vouée à un projet de développement durable dans les hauts plateaux occidentaux.

Comité national de l’Année internationale de la montagne

Le comité national a été officiellement établi par le Ministère de l’environnement et des forêts en septembre 2002.

Le comité avait pour mission d’organiser les activités de l’Année et de sensibiliser l’opinion publique aux questions de montagne. Il a également entrepris de créer une base de données sur tous les écosystèmes montagneux du Cameroun (voir résultats ci-dessous) et de formuler un programme pour la mise en valeur durable des environnements montagneux. Il a stipulé que ce programme devrait comprendre des projets de recherche plus poussée sur les types de sols, l’état des forêts, de l’eau et d’autres ressources naturelles, et les risques de catastrophes naturelles dans ces régions. D’une façon générale, le programme d’action vise à lutter contre la désertification, améliorer la synergie entre l’agriculture et la foresterie, promouvoir des alternatives au bois comme source d’énergie, renforcer la sensibilisation parmi les populations locales aux risques de calamités naturelles, et faire intervenir les communautés locales dans la prise de décisions. Le comité s’est réuni à intervalles réguliers (deux fois par mois) toute l’année. Il s’est servi du site Web du Ministère de l’environnement et des forêts pour promouvoir les activités de l’Année: www.minef.com.

Composition

Le président du comité était Jean Baptiste Baskouda, Secrétaire général de l’environnement et des forêts et le coordonnateur était Menyé Mbassi. Les membres proviennent de divers départements gouvernementaux.

Activités et réalisations durant l’Année internationale de la montagne

International:

  • Le point focal du comité national a participé à la deuxième Assemblée mondiale des Populations de montagne à Quito.

National:

  • Diverses manifestations ont été organisées dans les zones montagneuses du pays, notamment dans l’extrême nord et la province d’Adamaoua, dans la région centrale de Yaoundé et alentours, dans les provinces du nord et du nord-ouest et dans les zones côtières et du sud-ouest. Parmi ces événements, une Journée spéciale de la montagne a été organisée dans chacune de ces régions, avec des foires de promotion des produits locaux de montagne, des tables rondes et des conférences sur la santé, l’enseignement, le forage, le reboisement et la prévention des catastrophes naturelles.

Campagnes de sensibilisation:

  • L’Année internationale de la montagne a fait l’objet d’une vaste couverture médiatique.

Recherche:

  • Une base de données a été créée sur tous les écosystèmes de montagne du Cameroun et leurs caractéristiques et l’identification des zones à risque. L’étude a indiqué que la déforestation non réglementée, les pratiques agricoles non durables, et les problèmes qui s’ensuivent d’érosion et de glissements de terrain sont les principaux risques auxquels sont confrontées les zones montagneuses boisées. Dans les zones côtières et urbanisées, les principaux problèmes sont la pollution atmosphérique et une utilisation des terres anarchique. Il faut prendre des mesures de protection des ressources en eau, et affronter le grave problème de pollution par les gaz dans les lacs Nyos et Njinoun.

Partenariat international pour la mise en valeur durable des régions de montagne

Le Cameroun est membre du Partenariat.

Au-delà de l’Année internationale de la montagne

A la clôture de l’Année, le comité national a été transformé en un comité permanent chargé de superviser le Programme national de mise en valeur durable des montagnes.