Étude de cas sur l’Asie

L’argousier faux-nerprun est une plante extrêmement versatile et très adaptable. Les Chinois et les Tibétains en connaissent les vertus de longue date et des scientifiques cherchent à en étudier les propriétés dans le monde entier. Les baies et les feuilles, hautement nutritives, peuvent être transformées pour obtenir une vaste gamme de produits médicaux et cosmétiques ainsi que des produits alimentaires et des boissons. À l’heure actuelle, des scientifiques internationaux se penchent sur l’utilisation de l’argousier faux-nerprun dans le traitement du cancer et des maladies cardio-vasculaires, parmi d’autres applications.

Les populations des montagnes qui ont besoin d’une source de revenus différente ou supplémentaire peuvent tirer un bénéficie substantiel de la culture de l’argousier faux-nerprun. La plante s’adapte en effet facilement aux altitudes élevées et s’épanouit dans un environnement aride ou semi-aride et dans les zones fragiles des montagnes. Elle s’est avérée précieuse pour la réhabilitation des pentes dégradées : l’argousier faux-nerprun aide à accroître le couvert végétal, à prévenir l’érosion, à restaurer la fertilité des sols épuisés et offre un habitat naturel à la faune sauvage. La culture ne demande qu’un investissement et un entretien minimes, et les produits qui en sont dérivés peuvent générer des revenus tellement nécessaires aux populations montagnardes démunies. Le fruit et ses produits dérivés sont également des sources de nutriments importants pour les ménages, notamment durant les mois d’hiver lorsque les vitamines se font rares.

En Chine, outre les forêts d’origine naturelle, près de 1,33 million d’hectares sont cultivés en argousier faux-nerprun et il existe plus de 200 usines de transformation. Plusieurs lois et réglementations ont été adoptées pour encourager le développement de sociétés spécialisées dans cette culture. Dans de nombreuses zones du pays, cet unique produit a eu une incidence significative sur les moyens de subsistance puisque la migration vers les terres basses a diminué et dans certains cas, a même été inversée. S’inspirant de l’exemple de la Chine, d’autre pays asiatiques dans les années 90 (Népal, Bhoutan, Inde et Pakistan) ont commencé à élaborer leurs propres programmes de développement de l’argousier faux-nerprun, en collaboration avec des agences gouvernementales et des ONG.

Compte tenu de l’adaptabilité de la plante à une grande diversité d’altitudes et de climats, il serait possible de cultiver l’argousier faux-nerprun dans de nombreux autres pays, en particulier dans les zones de hautes terres, et d’en tirer des bénéfices à la fois écologiques et économiques. Le présent document souligne le besoin de sensibilisation aux vertus importantes de cette plante et d’encouragement des gouvernements et des organisations à en promouvoir la culture.