Federation de Russie

Flag of RussiaLes montagnes couvrent plus de 50 pour cent de tout le territoire de la Fédération. Sur 89 états, 43 sont montagneux; pour la partie européenne, les chaînes de montagne sont notamment le Caucase, l’Oural et les Khibins, tandis qu’en Asie se trouvent l’Altaï, le Sayan, le Kamchatka, le Sikhote-Aline et les monts Tcherski.

L’effondrement de l’Union soviétique a porté à un changement radical de la géopolitique des zones montagneuses de l’ex-URSS. Si dans certaines régions de montagne (ex. le Caucase) de nouvelles frontières sont apparues, rendant encore plus ardu le développement interrégional, dans d’autres régions (ex. l’Altaï), le nouvel ordre a enfin permis une coopération à plus vaste échelle entre les différents états (c’est-à-dire la Russie, la Mongolie et la Chine).

Les conflits nés autour de la région du Caucase ont eu d’innombrables effets néfastes sur les populations de montagne et leurs moyens d’existence, ainsi que sur les écosystèmes de montagne. Certains des effets les plus immédiats se sont manifestés à la suite de la fermeture des frontières, qui a porté à une concentration excessive du tourisme dans certaines zones, et au surpâturage dans les régions de montagne intermédiaires, ce qui s’est traduit à son tour par l’érosion du sol. Parmi les autres problèmes sensibles, on peut citer la pollution du sol sur les sites d’extraction illégale du pétrole.

Même avant ces récents bouleversements, les zones de montagne du pays ont été longtemps marginalisées et victimes de la pauvreté, du chômage, d’infrastructures sociales et de communications médiocres. Il est clair que la culture et les traditions des habitants de la montagne doivent être protégées, ainsi que leurs écosystèmes, et en particulier, les ressources en eau vitales.

Les années de la démocratie en Russie ont facilité diverses initiatives régionales et locales visant à résoudre certains des problèmes auxquels sont confrontées les régions montagneuses.

MAB-6 a joué un rôle clé dans les activités de mise en valeur des montagnes et de recherche en ex-Union soviétique et, plus tard, en Russie et dans la Communauté des Etats indépendants. Cette organisation a lancé de nombreuses initiatives en Russie et dans les républiques d’Asie centrale dès 1996, mais le manque de fonds dû à la crise économique en Russie a conduit à son effondrement.

En 1997, la Charte de la montagne a été signée par tous les Etats membres de la Communauté des Etats indépendants – Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldova, Russie, Tadjikistan et Turkménistan – à l’exception toutefois de l’Ukraine et de l’Ouzbékistan.

En 1999, avec la République de l’Altaï, de Mongolie, de Chine, du Kazakhstan et d’Allemagne, la Fédération de Russie s’est attelée à la tâche pour la création de la Réserve de la biosphère transfrontières de l’Altaï et de la Convention d’Altaï. Le but était de constituer une association russe (eurasienne) pour la mise en valeur durable de la montagne.

La République d’Ossétie-Alanie a pris des mesures en vue de la formulation d’une Loi de la montagne en 1998.

Activités préparatoires pour l’Année internationale de la montagne

En 2001, l’organisation du Kazakhstan oriental, ‘Ecosystème’, a mené une expédition internationale sur le sommet ‘Nairamdal’ en lançant le slogan ‘L’esprit uni des montagnes”. Le sommet en question est situé à la frontière de quatre Etats -Chine, Mongolie, Russie et Kazakhstan. Une équipe est partie de chaque pays pour escalader un des quatre flancs de la montagne et se retrouver au sommet –un symbole de bonne volonté, de paix pour le siècle nouveau et un moyen de célébrer l’Année internationale de la montagne.

La 4ème Conférence internationale sur “la mise en valeur durable des montagnes: coopération régionale et transfrontières et questions de politiques” s’est tenue à Vladikavkaz (République d’Ossétie du Nord) de la Fédération de Russie en septembre 2001. La conférence entendait contribuer aux préparatifs pour l’AIM. Elle a vu la participation de représentants d’Ossétie-Alanie et d’autres républiques et régions russes, ainsi que de pays voisins, outre la France et le Népal. Le Représentant de la FAO a présenté une communication sur l’AIM et soumis un projet de recommandation sur la politique et la loi des montagnes. La conférence a rassemblé les décideurs régionaux de la Fédération de Russie, du Caucase et d’Asie Centrale qui élaborent une Convention du Caucase et une Charte d’Asie Centrale pour la mise en valeur durable des régions de montagne.

Activités et réalisations durant l’AIM

Début 2002, il a été annoncé que le Gouvernement de la Fédération de Russie avait l’intention de constituer une des plus grandes réserves de faune et de flore du monde dans la région du Primorye oriental. La réserve dans le massif du Sikhote-Aline couvrira plus de 15 000 km2 et englobera une réserve existante habitée par environ 50 tigres Amur, espèce en voie d’extinction, à l’instar d’autres espèces protégées dans la réserve qui renferme une riche vie végétale et animale.