Maurice

Mauritius flagA l’Île Maurice, quelque 3 800 hectares de terres sont des réserves de montagne appartenant à des particuliers et protégées en vertu de la Loi sur les forêts et les réserves. En général, la conservation des sols et des eaux est la priorité principale dans ces zones, car l’économie nationale dépend encore en grande partie de la production agricole. Certaines de ces zones ont été mises à nu par l’érosion, en particulier dans les zones arides, et il est très difficile de réintroduire un couvert forestier permanent sur ces pentes arides et stériles car les incendies sont un péril constant.

La conservation de la biodiversité est un autre enjeu important dans les zones de montagne. Les restes des forêts locales sont désormais essentiellement confinés aux zones montagneuses où l’accès est le plus difficile. Toutefois, ces régions ont été envahies par des essences exotiques qui envahissent la flore indigène et l’éliminent rapidement. De nombreuses zones de montagne ont subi de graves dégâts sous l’invasion de ces essences, ce qui s’est traduit par une forte diminution de la flore et de la faune locales, dont beaucoup sont menacées d’extinction. Le plus grand enjeu de nos jours est la conservation de la flore et faune indigènes et l’inversion du processus de dégradation au profit des générations futures.

La restauration et la gestion du sommet Le Morne Brabant est un grand projet en train d’être mis en oeuvre sur l’Île Maurice. Le Morne Brabant est une montagne de basalte isolée au sud-ouest du pays, entourée de falaises abruptes et accessible uniquement par hélicoptère. Cette réserve de montagne abrite une riche variété d’insectes et de plantes indigènes, dont le Trochetia boutoniana – la fleur nationale-et Helichrysum mauritanum. Cependant, devant la lente détérioration de la région et l’invasion par les espèces exotiques, le Service forestier a lancé un plan d’aménagement. Le gouvernement envisage de conférer à la montagne le statut de Site du patrimoine national, en raison de sa végétation exceptionnelle et de son importance historique et légendaire. De récentes expéditions au sommet ont révélé que la zone, par le passé, avait constitué un refuge pour les esclaves durant la période coloniale.

Comité national pour l’Année internationale de la Montagne

L’organisme chef de file pour le comité national était le Service forestier du Ministère de l’agriculture, des technologies alimentaires et des ressources naturelles.

Composition

Le Président du comité était S.A. Paupiah, le Conservateur des forêts, et le comité était composé de son équipe, de représentants des autres ministères, d’ONG et d’organisations privées.

Principales activités et réalisations durant l’Année internationale de la montagne

National:

  • Une exposition sur les montagnes a été organisées pour le public avec un accent particulier sur les écoliers et les jeunes (4 octobre – 15 décembre). L’exposition devrait être transférée à un site permanent.
  • Un ambitieux projet de reforestation a été lancé sur une superficie de 20 hectares dans les collines de Port Louis et comprendra des clôtures et des haies brise-feu. Le projet en cours a pour but de fournir un couvert forestier adéquat- en mettant l’accent sur les essences locales – afin de protéger les pentes de l’érosion et améliorer le paysage. Des jeunes de différentes régions du pays ont planté quelque 2 500 arbres durant la cérémonie d’inauguration.
  • Les travaux se sont poursuivis sur la remise en état du sommet du Morne Brabant. En février, environ deux acres de forêts dégradées ont été restaurés et un levé complet a été effectué.
  • Pour commémorer la visite de Charles Darwin à la montagne du Pouce, plusieurs pistes ont été ouvertes sur le plateau, ainsi qu’un centre d’accueil pour les visiteurs et un mémorial.

Éducation

  • Le comité a organisé un concours de peinture pour les écoliers.
  • Le Service forestier a réalisé un mini-film pour mettre en relief l’importance des montagnes, à l’intention des écoles, des collèges et du grand public.

Campagnes de sensibilisation:

  • Deux opuscules ont été réalisés et distribués dans les établissements scolaires et autres sites dans tout le pays; le premier visait à compléter l’exposition sur les montagnes, tandis que la deuxième étudiait l’histoire et les mythes liés aux montagnes de l’Île Maurice.
  • Les messages et activités de l’Année internationale de la montagne ont été amplement diffusés dans les médias et une série de conférences a été organisée avec un accent particulier sur la promotion de l’écotourisme.

Au-delà de l’Année internationale de la montagne

L’Année internationale de la Montagne a remporté un franc succès à l’Île Maurice. Le « Signal Mountain Afforestation Programme » a été étendu à une plus vaste superficie.

A la clôture de l’Année, le comité national a cessé d’exister mais le Conservateur des forêts continuera d’être le point focal pour les questions de montagne. Un site web sur les montagnes de l’Île Maurice est en construction.