Étude de cas sur l’Afrique

Au cours les dernières décennies, les revenus que les agriculteurs et les groupes communautaires de la région du Mont Kenya tiraient des cultures de rente traditionnelles, comme le café et le thé, ont peu à peu diminué. Ils ont donc recherché d’autres sources de revenus pour améliorer leurs moyens de subsistance en développant la vente et la transformation de fruits sur leurs exploitations. De nouvelles cultures arbustives ont été introduites, en particulier la mangue, l’avocat, l’asimine, les fruits de la passion et la banane.

Lorsqu’ils ont commencé à diversifier leur production, les agriculteurs du Mont Kenya ont été confrontés à toutes sortes d’obstacles. Ces obstacles ont été en grande partie surmontés au milieu des années 90 grâce aux diverses ONG et organisations internationales qui les ont aidés à développer les cultures arbustives. Les organisations leur ont offert une formation en matière de culture et de transformation en espérant que ces connaissances seraient transmises à d’autres agriculteurs. Des initiatives de micro-financement, dont un grand nombre ont été lancées par des femmes des communautés locales, ont permis de créer de petits projets de développement et d’établir des groupes de travail.

Les projets initiaux de soutien aux agriculteurs se sont terminés au cours des quatre dernières années, mais les activités se sont poursuivies. Pour faire face aux nouveaux défis, les agriculteurs ont besoin d’un complément de formation dans les domaines de la gestion des arbres et de la constitution de végétal de bonne qualité, de la réparation du matériel, de la promotion commerciale et de l’organisation générale des groupes d’agriculteurs.

En outre, les groupes de femmes notamment ont réussi à maintenir une source de revenus constante grâce à la vente des produits et leurs activités n’ont pas cessé depuis les quatre dernières années, sans aucune aide financière. Les profits sont mis en commun pour répondre aux besoins de la communauté (matériaux de construction ou récupération de l’eau, par exemple). La communauté a également tiré un profit substantiel de la transformation des légumes et des fruits (confitures, chutneys, etc.), source de nutrition importante durant la longue saison sèche où il est impossible de se procurer des légumes feuilles.

Grâce au potentiel de ces productions, le Ministère kenyan de l’agriculture s’est engagé à appuyer le développement horticole de diverses manières, en particulier par le biais d’une assistance technique et de la formation des agriculteurs.