Tourisme

Le tourisme détient un vaste potentiel en tant que source de revenus durables pour les communautés de la montagne d’Asie Centrale. C’est une activité relativement nouvelle pour la sous-région, qui suscite l’attention des touristes, des organisations gouvernementales et de développement.

Donner au tourisme de bonnes bases

Les montagnes d’Asie Centrale présentent une occasion unique de bâtir un tourisme sur des fondations quasiment vierges, ce qui permet de l’adapter aux besoins et aux conditions de chaque zone. Les chaînes de montagne, comme l’Himalaya voisin, savent malheureusement bien ce qui peut arriver lorsque l’industrie prolifère sans une planification et une législation visant à réduire au minimum la dégradation de l’environnement et la perte culturelle et à optimiser les avantages en faveur des communautés locales.

En conséquence, l’Asie Centrale déploie de nombreux efforts pour promouvoir un écotourisme culturel afin de maintenir les écosystèmes locaux et les cultures relativement intacts tout en conservant les revenus dans les montagnes où ils peuvent atténuer la pauvreté généralisée. Une prise de conscience de la valeur touristique des montagnes d’Asie Centrale a suscité des efforts de conservation plus concertés, car les communautés traditionnelles et la nature vierge de la sous-région sont ses principaux atouts.

Développer le tourisme culturel et l’écotourisme

De multiples initiatives encouragent l’écotourisme dans les montagnes de l’Asie Centrale, soit comme activité principale, soit dans le cadre d’efforts plus vastes, par exemple, de réduction de la pauvreté ou de protection de la faune et de la flore sauvages.

L’UNESCO, membre du Partenariat de la montagne, travaille avec les ONG locales dans les montagnes d’Asie Centrale pour développer le tourisme culturel et l’écotourisme. Ceci permet aux populations locales d’améliorer tant leurs revenus que leur expérience avec les visiteurs, en les aidant à mettre en place des coopératives de tourisme et en leur dispensant une formation en techniques de commercialisation, de gestion de résidences, d’organisation de randonnées pédestres et autres activités en plein air, ou de réalisation d’objets d’artisanat. Les projets s’occupent également de promouvoir la région auprès des touristes aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale et d’assurer que les services soient à la hauteur des attentes.

Parallèlement, les Gouvernements d’Asie Centrale— comme la République d’Altaï de la Fédération de Russie et la République kirghize, membres du Partenariat de la montagne—sont en train d’élaborer un cadre juridique et institutionnel à l’appui de l’essor de l’écotourisme tout en préservant le patrimoine naturel et culturel. Par exemple, ils créent des zones protégées et s’emploient à renforcer la gestion des parcs.

Le saviez-vous?

  • La plupart des États d’Asie Centrale ont ouvert leurs portes au tourisme international de masse il y a une quinzaine d’années, à la chute de l’Union soviétique.
  • Le tourisme au Kirghizstan progresse de 15 à 20 pour cent par an.
  • Le tourisme est relativement bien ancré dans la région d’Issyk Kul au Kirghizstan, une réserve du Programme de l’homme et de la biosphère de l’UNESCO. Le lac regorge de structures hôtelières et thermales.
  • Le gouvernement de la République Altaï a récemment créé deux nouveaux parcs nationaux, ce qui porte les zones protégées à 22 pour cent du territoire.
  • Chaque année, des pèlerins attribuant des pouvoirs mystiques au Mont Belukha affluent dans l’écorégion d’Altai-Sayan.
  • L’Altaï peut attirer un écotourisme considérable avec sa riche biodiversité et son patrimoine culturel, de même que ses vastes étendues de nature encore vierge et une densité de population de seulement deux habitants au km2- une des plus basses du monde.
  • A la fin des années 80, chaque année, jusqu’à 350 000 touristes de toute l’Union soviétique se rendaient sur le Lac Issyk Kul du Kirghizstan, où ils séjournaient dans des résidences des syndicats. En 1995, après l’effondrement de l’Union soviétique, le tourisme d’Issyk Kul a chuté d’environ 93 pour cent.
  • Le Parlement mongolien a renforcé la législation environnementale, et envisage d’étendre le système d’aires protégées de 14 pour cent à 30 pour cent sur tout le territoire.
  • En 2004, l’UNESCO, membre du Partenariat de la montagne, a parrainé la première carte jamais réalisée du Pamir oriental au Tadjikistan, facilitant ainsi l’écotourisme.
  • Un projet d’écotourisme de l’UNESCO au Tadjikistan offre des dizaines de séjours dans des résidences touristiques avec des cours de cuisine et l’utilisation de fours solaires- pour aider à atténuer l’impact du tourisme sur l’environnement.

Les membres du Partenariat de la montagne améliorent le tourisme dans les montagnes d’Asie Centrale

Le Mountain Institute encourage l’écotourisme dans les zones de montagnes d’Asie Centrale en s’alliant avec des organisations comme l’Association de tourisme communautaire kirghize (KCBTA) – “Hospitality Kyrgyzstan”.

Travaillant avec les organisations partenaires locales, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) s’occupe de projets culturels et d’écotourisme au Kazakhstan, au Kirghizstan et au Tadjikistan. Parmi les activités, citons la sensibilisation des visiteurs aux possibilités d’écotourisme d’Asie Centrale et la formation des populations locales à des techniques rémunératrices durables comme gérer des lieux de séjour pour les touristes et servir de guide pour la découverte de la nature et de la culture.